Les demandeurs d'emploi "non orientables"

L’action des Travailleurs sans emploi (TSE) de la CSC contre l’exclusion des allocations d’insertion de 3000 personnes qualifiées de « non-orientables » a porté ses fruits.  
En effet, la prolongation des allocations d’insertion pour le groupe de bénéficiaires des allocations d’insertion ayant des problèmes de santé devait toucher à sa fin le 31 décembre 2016. Les TSE ont mené un travail d’analyse, de sensibilisation et de mobilisation sur le sujet.  Il n’était pas question que des personnes qui ont une capacité de travail réduite (33%) ou une  problématique de santé mentale se voient exclues des allocations d’insertions alors qu’elles avaient satisfait à toutes leurs obligations.
Depuis 2015, ces personnes ont en effet  suivi un parcours spécifique et leur nombre a de ce fait beaucoup diminué.  La CSC a estimé par conséquent qu’il était primordial d’obtenir une réelle perspective pour les personnes qui précisément risquaient d’être exclues fin 2016.  
Les derniers chiffres de l’ONEM apportent les informations suivantes:  
  • En juillet 2016, 3324 personnes étaient considérées comme demandeuses d’emploi «  non orientables ».
  • Ce chiffre est déjà nettement inférieur à celui du début de l’année 2015, où il était encore question de 5.033 personnes. Cette baisse s’explique par différentes raisons: le fait d’avoir trouvé un emploi, le transfert de ces personnes vers la DG personnes handicapées ou le CPAS. Certaines personnes vont par contre disparaitre complètement des radars de l’aide sociale (phénomène de « sherwoodisation »).
  • 54,4% des personnes « non orientable » résident en Région wallonne pour 54,4%  (1.809 personnes), 37,7% en Flandre (1.254 personnes) et à 7,8%  Bruxelles pour (261 personnes). 
Il y a quelques semaines, les Travailleurs sans emploi de la CSC ont rencontré le  ministre de l’Emploi et ont formulé deux demandes précises. La première consistait à trouver une solution d’urgence pour ces personnes avant le 31 décembre 2016.  La seconde demande visait à ce qu’une solution durable  soit trouvée en termes de sécurité sociale. Le ministre a répondu à l’appel en prolongeant les allocations d’insertion de ce public cible d’une année supplémentaire.
Mais le travail ne s’arrête pas là. Une solution  structurelle et digne doit encore être trouvée pour des personnes qui ont toute leur place sur le marché du travail, au sein de la sécurité sociale et dans la société en général. 
Pour toute information complémentaire : Khadija Khourcha, responsable des Travailleurs sans emploi de la CSC : 0473 49 59 03